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Lexique

Le vocabulaire des cultivateurs de géants.

Tégument, nouaison, OTT, DAP… Le monde des légumes géants a son jargon. Voici, en clair, tous les termes employés dans nos conseils et dans les pedigrees de nos graines.

Dans les pages de conseils, ces mots apparaissent soulignés : survolez-les (ou appuyez dessus sur mobile) pour afficher leur définition sans quitter votre lecture.

Estimer le poids de mon potiron (méthode OTT)

63 termes

Semis & germination

Acclimatation

Sur plusieurs jours, on sort les plants quelques heures, à l'ombre puis au soleil, en allongeant la durée. Les feuilles épaississent leur cuticule et les stomates apprennent à réguler. Sans cette étape, la transplantation provoque un coup de soleil ou un choc thermique qui coûte une à deux semaines de croissance.

Voir aussi :Choc thermiqueTransplantation

Box de culture

Tente, armoire ou petite pièce dédiée, équipée d'un éclairage, d'un thermomètre-hygromètre et d'une ventilation. Elle permet de tenir les 25 à 30 °C et 65 à 80 % d'humidité nécessaires à une germination rapide et homogène, indépendamment de la météo. Avant la transplantation, on en abaisse progressivement la température pour préparer les plants à l'extérieur.

Voir aussi :Éclairage horticoleHygrométrieAcclimatation

Choc thermique

Un arrosage à l'eau froide, un courant d'air ou une sortie trop rapide vers l'extérieur peuvent faire chuter la température des racines de plusieurs degrés en quelques minutes. La plante ferme ses stomates et la croissance s'arrête plusieurs jours. D'où l'eau tempérée et l'acclimatation progressive.

Voir aussi :Acclimatation

Cotylédon

Feuilles embryonnaires déjà présentes dans la graine, épaisses et arrondies. Elles nourrissent la plantule jusqu'à l'apparition des vraies feuilles, puis jaunissent et tombent. Des cotylédons larges, verts et bien déployés annoncent en général un plant vigoureux.

Voir aussi :PlantuleTégumentPhotosynthèse

Drainage

Un bon drainage évite que l'eau ne stagne au fond du pot et ne prive les racines d'oxygène. Il se travaille par la composition du substrat (perlite, sable grossier, écorces) et par des trous d'évacuation suffisants. « Humide mais jamais détrempé » : c'est tout l'objectif.

Voir aussi :TerreauSubstrat

Eau non chlorée

Le chlore et les chloramines des réseaux d'eau potable agressent l'embryon et la microfaune du substrat. Pour les éliminer, il suffit de laisser reposer l'eau 24 h dans un récipient ouvert, d'utiliser un filtre à charbon, ou de récupérer de l'eau de pluie. L'eau doit aussi être tempérée, à plus de 20 °C.

Voir aussi :TrempageEC (conductivité électrique)

Éclairage horticole

LED ou tubes conçus pour couvrir le spectre utile à la photosynthèse. Sur un semis de potiron géant, on vise 16 à 18 h d'éclairage et 6 à 8 h de nuit. Synchroniser ce cycle avec le soleil (par exemple 5 h → 23 h) rend la transition vers l'extérieur plus naturelle. Sans lumière suffisante, la plantule s'étiole : tige longue, fine et fragile.

Voir aussi :PhotosynthèseBox de culture

Fonte des semis

Provoquée par des champignons du sol (Pythium, Rhizoctonia, Fusarium) favorisés par un substrat détrempé, une atmosphère confinée et une température trop douce. La tige s'étrangle au ras du terreau et le plant tombe. Prévention : substrat sain, arrosage mesuré, ventilation dès les cotylédons.

Voir aussi :HygrométriePlantule

Germination

Phase pendant laquelle la graine, réhydratée et placée au chaud, rompt sa dormance : la radicule (première racine) perce le tégument, puis la tigelle pousse vers la surface. Pour un potiron géant, elle demande 25 à 30 °C et une hygrométrie de 65 à 80 %, et dure généralement 4 à 6 jours.

Voir aussi :LevéePouvoir germinatifHygrométrie

Hygrométrie

Quantité de vapeur d'eau contenue dans l'air, rapportée au maximum qu'il pourrait contenir à cette température. Une hygrométrie trop basse dessèche la surface du terreau et colle le tégument aux cotylédons ; trop haute, elle favorise la fonte des semis. Elle se lit sur un hygromètre, idéalement couplé à un thermomètre.

Voir aussi :GerminationFonte des semis

Levée

Sortie de terre visible de la jeune pousse, 4 à 6 jours après le semis dans de bonnes conditions. Une levée groupée (tous les plants en 24 à 48 h) est le signe d'une température et d'une humidité bien maîtrisées.

Voir aussi :GerminationPlantule

Plantule

Stade qui suit immédiatement la levée : la plante ne possède encore que ses cotylédons et vit sur les réserves de la graine. Très sensible aux excès d'eau, aux écarts de température et au manque de lumière, c'est la période où l'on perd le plus de plants.

Voir aussi :CotylédonLevée

Pouvoir germinatif

Proportion de graines d'un même lot capables de germer dans de bonnes conditions. Chez les cucurbitacées, elle se conserve plusieurs années si les graines sont gardées au sec, au frais (réfrigérateur) et à l'abri de la lumière, mais décline vite après un passage par la chaleur ou l'humidité.

Voir aussi :Germination

Pulvérisation

Technique utilisée sur les semis : plutôt que de réhumidifier tout le volume du pot, on brumise la surface du terreau dès qu'elle commence à sécher. Les racines restent dans un substrat aéré, ce qui limite l'asphyxie et la fonte des semis.

Voir aussi :HygrométrieDrainage

Serre

En emmagasinant la chaleur du jour, la serre permet de semer autour du 15 avril et de planter début mai, soit deux à trois semaines d'avance sur le plein air, autant de jours de croissance gagnés sur la saison. En contrepartie, elle demande une ventilation quotidienne : au-delà de 30-35 °C, la pollinisation et la croissance sont pénalisées.

Voir aussi :TransplantationAcclimatation

Substrat

Tout matériau qui accueille les racines : terreau, mélange maison, laine de roche, fibre de coco… On parle de substrat « aéré » quand il contient assez de vides d'air pour que les racines respirent, ce qui est déterminant sur les premiers jours de croissance.

Voir aussi :TerreauDrainage

Tégument

Coque protectrice de la graine. Il arrive qu'elle reste collée aux cotylédons à la levée : il faut alors l'humidifier pour la ramollir avant de la retirer délicatement. Forcer sur un tégument sec arrache les cotylédons et condamne le plant.

Voir aussi :CotylédonTrempage

Terreau

Support de culture préparé (tourbe, fibre de coco, compost, perlite…) qui retient l'humidité tout en laissant circuler l'air. Pour un semis de potiron géant, on cherche un terreau fin, peu salé, drainant, avec un pH de 6,2 à 6,8. La terre de jardin, trop lourde et porteuse de maladies, est déconseillée à ce stade.

Voir aussi :SubstratpHDrainage

Transplantation

Opération délicate car les racines de cucurbitacées supportent mal d'être dérangées : on manipule la motte entière, sans casser les racines, de préférence en fin de journée ou par temps couvert. Sous serre : plantation début mai. En plein air : entre le 15 et le 20 mai, une fois tout risque de gel écarté.

Voir aussi :AcclimatationSerre

Trempage

On plonge la graine dans une eau non chlorée à plus de 20 °C pendant environ 12 h. Le tégument s'assouplit, l'embryon se réhydrate, et la germination démarre plus vite et plus régulièrement. Au-delà de 24 h, la graine manque d'oxygène et risque de s'asphyxier : c'est la limite à ne jamais dépasser.

Voir aussi :Eau non chloréeGermination

Culture & nutrition

Amendement

Compost, fumier, chaux, biochar… l'amendement travaille sur le support : structure, capacité de rétention d'eau, pH, activité biologique. Il se distingue de l'engrais, qui apporte directement des éléments nutritifs assimilables. Sur un potiron géant, les deux se complètent. Un sol vivant et aéré valorise bien mieux la fertilisation.

Voir aussi :FertilisationSubstrat

Assimilats

Produits de la photosynthèse (sucres et composés dérivés) que la plante transporte des feuilles vers les organes en croissance. Chez un géant, presque tous les assimilats convergent vers un seul fruit, d'où l'importance de ne pas gêner leur transport, qui dépend de l'eau disponible et du potassium.

Voir aussi :PhotosynthèsePotassium (K)

Azote (N)

L'azote construit les feuilles et les tiges. Il est donc central en croissance végétative, mais utilisé à outrance, il fait beaucoup de végétation sans améliorer la capacité à produire un gros fruit, et fragilise les tissus. En fructification, on ne le supprime pas pour autant : une plante qui entretient une grande masse foliaire en a toujours besoin.

Voir aussi :Potassium (K)FertilisationCroissance végétative

Calcium (Ca)

Le calcium construit les parois cellulaires : il assure la solidité des tissus et le bon fonctionnement des jeunes organes. Sur un géant qui prend des kilos par jour, une écorce solide limite les fentes. Il circule mal dans la plante et suit le flux d'eau : une irrigation irrégulière crée des carences localisées même quand le sol en contient.

Voir aussi :Potassium (K)Magnésium (Mg)BES (Blossom End Split)

Croissance végétative

Première partie de la saison : la plante construit son système racinaire et sa surface foliaire, sans encore porter de fruit. C'est l'usine qui se monte ; sa taille détermine la quantité d'énergie disponible plus tard pour le géant. On y cherche une croissance rapide, mais surtout régulière.

Voir aussi :Surface foliaireNouaisonAzote (N)

EC (conductivité électrique)

L'EC est l'un des paramètres les plus utilisés pour mesurer la salinité de l'extrait saturé (ECe) ou de l'eau d'irrigation (ECw), car sa valeur est proportionnelle à la quantité de sels dissous. L'objectif de son analyse est de déterminer si les sels solubles sont présents en quantité suffisante pour affecter la germination des semences, la croissance des plantes ou l'efficacité de l'irrigation : au-delà d'un certain seuil, ils gênent l'absorption d'eau par les racines.

Voir aussi :pHStress osmotiqueFertilisation

Évapotranspiration

Somme de l'eau évaporée par le sol et de celle transpirée par les feuilles. Elle explose par forte chaleur, vent sec ou fort ensoleillement : un même plant peut doubler sa consommation d'un jour à l'autre. C'est pourquoi on raisonne en fonction de la consommation réelle de la plante plutôt qu'en litres fixes par jour.

Voir aussi :Stress osmotiqueSurface foliaire

Fertilisation

La fertilisation est le processus consistant à apporter à un milieu de culture, tel que le sol, les éléments nécessaires au développement de la plante et à l'entretien ou l'amélioration de la vie du sol. Le fertilisant peut être un engrais, un amendement, ou un produit mixte engrais et amendement.

Voir aussi :AmendementEC (conductivité électrique)pH

Fructification

Production de fruits ou époque où la production des fruits a lieu. Chez le potiron géant, elle suit la nouaison et s'étale sur 80 à 120 jours ; c'est la période où la plante peut prendre plusieurs dizaines de kilos par semaine, et où chaque erreur d'arrosage ou de nutrition se paie directement sur le poids final.

Voir aussi :NouaisonDAP (Days After Pollination)

Goutte-à-goutte

Réseau de tuyaux percés de goutteurs calibrés qui délivrent l'eau litre par litre, directement dans la zone racinaire. Il permet des apports fréquents et fractionnés, une humidité stable pendant les fortes chaleurs, et l'ajout d'une solution nutritive, le tout sans mouiller le feuillage ni le fruit.

Voir aussi :Zone racinaireSolution nutritive

Magnésium (Mg)

Le magnésium est l'atome central de la chlorophylle et participe à de nombreuses réactions métaboliques. Une carence se lit sur les vieilles feuilles, qui jaunissent entre les nervures alors que celles-ci restent vertes, un signal fréquent quand la nutrition est déséquilibrée par un excès de potassium.

Voir aussi :PhotosynthèseOligo-éléments

Nouaison

Stade phénologique de la transformation du pistil en fruit. Concrètement, la fleur femelle fécondée cesse de jaunir, son ovaire gonfle et le jeune fruit démarre sa croissance. Une nouaison ratée (pollinisation incomplète, températures extrêmes, plante trop jeune) se solde par un avortement du fruit dans les jours qui suivent.

Voir aussi :Pollinisation manuelleFructification

Oligo-éléments

Fer, manganèse, zinc, bore, cuivre, molybdène… La plante n'en consomme que des traces, mais chacun intervient dans des réactions précises : sans eux, la photosynthèse et le métabolisme calent, même avec un engrais NPK parfait. Leur disponibilité dépend fortement du pH du sol.

Voir aussi :FertilisationMagnésium (Mg)

Pédoncule

C'est par le pédoncule que transitent l'eau et les sucres qui font grossir le fruit. On le veut sain, épais et bien attaché ; on ne soulève jamais un potiron par lui. À mesure que le fruit grossit, une tension s'installe entre le fruit et le pédoncule : c'est le premier point à inspecter chaque jour, car une fente à cet endroit (stem split) peut disqualifier le fruit en concours.

Voir aussi :SS (Stem Split)BES (Blossom End Split)

pH

Le pH indique la proportion entre les ions H⁺ (acides) et OH⁻ (basiques) dans une solution : plus il y a de H⁺, plus le pH baisse ; plus il y a de OH⁻, plus il monte. Au jardin, il conditionne la disponibilité des éléments nutritifs. Hors de la bonne fenêtre, l'engrais est bien présent mais la plante ne peut plus l'absorber. Pour le potiron géant, on vise 6,2 à 6,8.

Voir aussi :EC (conductivité électrique)FertilisationTerreau

Photosynthèse

La photosynthèse, c'est le processus par lequel les plantes fabriquent leur propre nourriture grâce à la lumière du soleil. Plus précisément, elles utilisent la lumière, l'eau (H₂O) et le CO₂ pour produire du sucre et de l'oxygène. Chez le potiron géant, toute la surface foliaire travaille pour un seul fruit : c'est pour cela qu'on protège les feuilles autant que le potiron lui-même.

Voir aussi :Éclairage horticoleStress osmotique

Potassium (K)

Le potassium accompagne le transport des sucres vers le fruit et la régulation hydrique de la plante. Il prend donc une place importante à partir de la nouaison. Attention toutefois : « plus de potassium » ne veut pas dire « plus de croissance » : un excès d'un élément perturbe l'absorption des autres.

Voir aussi :Azote (N)Calcium (Ca)Fructification

Salinité

Les engrais sont des sels. Trop concentrés autour des racines, ils inversent le sens des échanges : la plante n'arrive plus à absorber l'eau, même dans un sol humide. C'est le mécanisme du stress osmotique. La salinité se mesure par l'EC, et se maîtrise en fractionnant les apports plutôt qu'en dosant fort d'un coup.

Voir aussi :EC (conductivité électrique)Stress osmotique

Solution nutritive

Mélange d'eau et d'éléments nutritifs préparé en cuve puis distribué à la plante, généralement en goutte-à-goutte. On y contrôle deux valeurs avant chaque apport : le pH, qui conditionne l'absorption, et l'EC, qui indique la concentration en sels. C'est la méthode qui permet de fractionner finement les apports.

Voir aussi :EC (conductivité électrique)FertilisationpH

Stigmate (blossom end)

Point où était attachée la fleur femelle. C'est la partie la plus fine de l'écorce, et donc l'endroit où apparaissent souvent les fentes lors d'une croissance très rapide (blossom end split). On l'inspecte quotidiennement et on garde la zone au sec, à l'abri du contact direct avec le sol.

Voir aussi :BES (Blossom End Split)Pollinisation manuelle

Stress osmotique

Le stress hydrique, ou stress osmotique, est le stress abiotique (lié aux conditions physiques du milieu) subi par une plante placée dans un environnement où la quantité d'eau transpirée dépasse celle qu'elle absorbe. Chez un potiron géant, dont les feuilles évaporent énormément, il se traduit par un flétrissement de milieu de journée et, s'il se répète, par une perte sèche de kilos sur le fruit.

Voir aussi :EC (conductivité électrique)Photosynthèse

Surface foliaire

Somme des surfaces de toutes les feuilles de la plante. Plus elle est grande, plus la photosynthèse produit de sucres pour le fruit, mais plus la plante transpire et consomme d'eau. Chez les cultivateurs de géants, on parle couramment de plusieurs dizaines de mètres carrés de feuilles pour un seul fruit.

Voir aussi :PhotosynthèseÉvapotranspirationCroissance végétative

Zone racinaire

Chez un potiron géant, elle s'étend sur plusieurs mètres et se densifie sous le feuillage. L'objectif de l'irrigation est de la garder active, humide et oxygénée : ni desséchée, ni saturée. Arroser hors de cette zone ne sert à rien, et la saturer chasse l'air dont les racines ont besoin.

Voir aussi :DrainageEC (conductivité électrique)Évapotranspiration

Génétique & pollinisation

Atlantic Giant

Sélectionnée au Canada par Howard Dill à partir de la Mammoth, l'Atlantic Giant est la base génétique de la quasi-totalité des potirons de concours actuels. Toutes les grandes lignées de compétition (et les pedigrees en poids que l'on échange entre cultivateurs) en descendent.

Voir aussi :LignéeNotation du croisement

Cucurbitacées

Famille botanique des plantes à vrilles et à fleurs mâles et femelles séparées : potirons, courges, pastèques, melons, concombres, courgettes. C'est parce que les sexes sont séparés sur le même pied que la pollinisation manuelle y est possible, et c'est ce qui permet de maîtriser la génétique des géants.

Voir aussi :Atlantic GiantPollinisation manuelle

Génétique stabilisée

Après plusieurs générations de sélection et d'autopollinisations contrôlées, les caractères recherchés (vigueur, forme, potentiel de poids) se transmettent de façon prévisible. C'est l'inverse d'une graine issue de pollinisation libre, dont on ignore le père et donc le comportement.

Voir aussi :LignéeSELF (Self-pollinated)

Lignée

Une lignée regroupe les descendants d'un même croisement, suivis année après année. Chez les géants, une lignée se lit dans son pedigree : les poids des fruits parents et grands-parents. C'est ce qui donne sa valeur à une graine de concours. On achète un potentiel documenté, pas une promesse.

Voir aussi :Notation du croisementGénétique stabilisée

Pollinisation manuelle

Pour les courges, potirons et pastèques, on protège la veille les fleurs mâle et femelle près de s'ouvrir, puis on dépose au matin (souvent 8 h-10 h, quand le pollen est le plus actif) le pollen des étamines sur le pistil. On referme ensuite la fleur femelle. Cette maîtrise garantit la génétique du fruit (on connaît la mère et le père) et augmente les chances d'un fruit bien formé.

Voir aussi :NouaisonSELF (Self-pollinated)SIB (Sibling Pollination)OPEN (Open Pollination)

Concours & mesures

BES (Blossom End Split)

Fente ou déchirure au niveau du stigmate (blossom end), à l'opposé du pédoncule. Elle apparaît le plus souvent lors d'une croissance très rapide ou après un à-coup d'arrosage. Le fruit est non admissible en concours.

Voir aussi :Stigmate (blossom end)SS (Stem Split)DMG (Damaged)

OTT (Over The Top)

L'OTT est une méthode de mesure qui consiste à prendre trois mesures sur le potiron, en passant par-dessus le fruit avec un ruban ou une ficelle : la circonférence (autour du fruit, parallèle au sol), l'end-to-end (du sol au pédoncule, par-dessus le fruit, jusqu'au sol au niveau du stigmate) et le side-to-side (perpendiculaire au précédent, d'un côté à l'autre). Ces trois mesures permettent d'estimer le volume, et donc le poids du potiron grâce à la charte OTT.

Voir aussi :EST (Estimated Weight)UOW (Unofficial Weight)Pesée officielle

Pesée officielle

Le jour J, le fruit est contrôlé (intégrité, pédoncule, absence de fente traversante) puis pesé sur une balance certifiée devant les juges. Un fruit fendu jusqu'à la cavité est disqualifié. Au-delà du poids, les juges apprécient aussi la qualité générale du fruit, sa forme, sa couleur, la présentation et le respect du règlement.

Voir aussi :UOW (Unofficial Weight)EST (Estimated Weight)OTT (Over The Top)

SS (Stem Split)

Fente ou déchirure au niveau du pédoncule. Le fruit est non admissible en concours si elle a atteint la cavité. C'est la conséquence classique d'une tension excessive entre un fruit qui grossit vite et un pédoncule qui ne suit pas, ou d'un fruit tourné trop brutalement.

Voir aussi :PédonculeBES (Blossom End Split)

Voile d’ombrage

Filet ou toile qui filtre une partie du rayonnement. Sur un fruit de concours, l'écorce exposée en plein soleil durcit, se décolore et peut brûler, autant de défauts que les juges voient immédiatement. L'ombrage limite aussi l'échauffement et donc l'évapotranspiration autour du fruit.

Voir aussi :PhotosynthèseÉvapotranspiration

Nomenclature des géants

Clone (CL)

Fruit issu d'un clonage (rare, mais cela existe en culture avancée). La plante est reproduite par bouturage plutôt que par graine : elle est génétiquement identique au pied d'origine, ce qui permet de reconduire exactement une génétique remarquable.

DAP (Days After Pollination)

Nombre de jours écoulés depuis la pollinisation. Permet de suivre la croissance (ex. : 45 DAP) et de comparer les fruits entre eux. Attention à la convention : DAP 0 représente l'instant même de la pollinisation, DAP 1 le jour de la pollinisation.

Voir aussi :Pollinisation manuelleFructification

DMG (Damaged)

Fruit endommagé (fissure, trou, blessure). Souvent non admissible en concours. La mention accompagne un poids dans les palmarès pour signaler que le fruit, bien que pesé, n'était pas en état de concourir.

Voir aussi :BES (Blossom End Split)SS (Stem Split)

EST (Estimated Weight)

Poids estimé (souvent via la méthode OTT), pas pesé officiellement. Selon la forme du fruit et sa densité, l'écart avec la pesée réelle peut atteindre 10 à 15 %, d'où l'usage du sigle pour éviter toute confusion.

Voir aussi :OTT (Over The Top)UOW (Unofficial Weight)

F / M (Female / Male)

F (Female) indique la fleur femelle utilisée dans le croisement, M (Male) la fleur mâle. Ces mentions permettent de lire précisément un pedigree et de savoir dans quel sens le croisement a été réalisé.

Voir aussi :Notation du croisementPollinisation manuelle

Notation du croisement

La notation d'un croisement génétique se lit dans l'ordre : le premier poids et nom désignent la mère (ex. 2169 Daho), le second le père (ex. 1707.5 Bernard). Les poids sont ceux des fruits parents. C'est la carte d'identité d'une graine de concours : elle indique d'où vient le potentiel qu'on achète.

Voir aussi :LignéeF / M (Female / Male)

OPEN (Open Pollination)

Pollinisation non contrôlée : abeilles, insectes, vent… On ne connaît pas le père. La graine reste cultivable, mais son pedigree est incomplet et son comportement bien moins prévisible qu'un croisement maîtrisé.

Voir aussi :SELF (Self-pollinated)SIB (Sibling Pollination)

SIB (Sibling Pollination)

Pollinisation par un plant frère : même génétique, même lignée, mais pas le même plant. Le croisement reste maîtrisé et documenté, avec un peu plus de brassage génétique qu'un SELF.

Voir aussi :SELF (Self-pollinated)OPEN (Open Pollination)Lignée

UOW (Unofficial Weight)

Poids non officiel, non validé par une pesée en concours. Souvent utilisé pour les fruits pesés à la maison ou estimés. Il figure dans les palmarès à titre indicatif, mais ne compte pas pour un classement.

Voir aussi :EST (Estimated Weight)Pesée officielle

Tableau de mesure

Estimez le poids de votre potiron.

La méthode OTT (Over The Top) permet d’estimer le poids d’un potiron sans le déplacer, à partir de trois mesures prises au ruban par-dessus le fruit. C’est la méthode utilisée sur les concours pour suivre la croissance entre deux pesées.

Unité de mesure

Autour du fruit, parallèle au sol, à hauteur du pédoncule.

Du sol au sol, par-dessus le fruit, du pédoncule jusqu’au stigmate.

Du sol au sol, perpendiculairement au précédent, au point le plus large.

Total OTT
Poids estimé

Renseignez les trois mesures pour obtenir l’estimation.

Le lexique prend tout son sens en pratique.

Retrouvez ces termes en situation dans les guides de culture de Nicolas.

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